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Perspectives 2019, et si les entrepreneurs aussi se faisaient entendre ?

2018 restera comme une année plus difficile qu’on avait pu l’espérer. À un alignement des planètes moins favorables et des tensions géopolitiques s’est ajouté un mouvement qui a durement pénalisé l’activité économique. Dans ce cadre, comment se présente 2019 ?

Concrètement, la croissance de notre PIB 2018 a été revue à la baisse à 1,5 % vs 2,2 % en 2017. Augmentation du coût du baril, hausse des taux d’intérêt, taux de change euro/dollar et début de guerre commerciale entre les deux premières puissances mondiales n’expliquent pas tout. S’y est ajouté, pour terminer l’année, un mouvement qui a durement pénalisé l’activité économique des entreprises et plombé un temps essentiel de la consommation des ménages. Les commerçants ont payé le prix fort de ces perturbations ayant également engendré trop de dégâts matériels que, d’une manière ou d’une autre, nos concitoyens paieront. « Ce type de fin d’année s’apparente à une double peine pour notre économie et ses entreprises. Car, aux 58 000 personnes en activité partielle ou au chômage technique, au 0,2 % de PIB de moins que prévu, aux milliards de dégradations de biens matériels privés et publics qu’il faudra bien payer, s’ajoute un préjudice moins quantifiable. Je veux parler du pessimisme et de la défiance généralisée engendrés par ces répliques – comme disent les sismologues — qui, week-end après week-end, menacent de fissurer le pacte social sur lequel notre pays a construit sa prospérité et sa réussite. Car, si du point de vue comptable, un exercice est clos au 31 décembre, il en va tout autrement en termes de moral des Français ou d’image auprès des investisseurs. C’est pour cela que, cette année plus que jamais, on ne peut se tourner vers 2019 sans évoquer 2018 » explique Alain Di Crescenzo, Président de la CCI Occitanie et 1er Vice-Président de CCI France.

 

L’Occitanie, un territoire privilégié

À l’échelle du territoire régional, quelle a été la réalité de ce bilan 2018 de notre activité économique ? « L’Occitanie demeure un territoire privilégié : deux métropoles attractives, des filières d’excellence mondialement identifiées, une très forte attractivité pour les investisseurs et les talents, une qualité de vie enviée, des performances économiques qui trustent les podiums… L’activité semble s’inscrire dans une évolution favorable avec quelques nuances sectorielles. Quasiment tous les secteurs d’activité ont enregistré une hausse des effectifs salariés sur un an, et surperforment par rapport au national : +1 % pour l’industrie (+0,1 % pour la France), +2,6 % pour la construction (+2,2 % en France), +1,6 % pour le tertiaire marchand (+1,3 % en France), +1,2 % pour le commerce (+0,7 % en France) et +2,9 % pour l’agriculture (+2,2 % pour la France). Même si, au terme du troisième trimestre, l’Occitanie affiche un taux de chômage de 10,7 % (contre 9,1 % en France métropolitaine). Les créations d’entreprises ont profité d’un environnement conjoncturel favorable en région, et s’inscrivent dans une bonne dynamique : avec +15,8 % en moyenne annuelle (+17,9 % en France) et les défaillances d’entreprises s’inscrivent en baisse en tendance annuelle. »

 

La puissance de la trilogie Air-Mer-Terre

Comment ces chiffres, qui illustrent la dynamique économique occitane, augurent-ils de l’exercice 2019 ? Car, avec la première balance commerciale des régions françaises, l’Occitanie peut-elle pâtir plus que d’autres des tensions géopolitiques et commerciales qui ont marqué 2018 ? « Je ne le crois pas. L’ADN physique de notre territoire, le triptyque Air, Mer et Terre, fait que notre économie existe fortement à l’export mais de façon très diversifiée, tant en termes de filières que de clients « géographiques ». Pour illustrer mon propos, je prendrai un exemple par élément. Pour l’Air, et pour ne parler que d’Airbus, à fin 2018, le carnet de commandes d’avions commerciaux s’élève à 7 577 appareils, soit 10 années de production aux niveaux actuels. Pour la Mer, au 2e trimestre 2018 l’activité croisière du port de Sète a enregistré une croissance de près de +150 %. Enfin, pour la Terre, nous sommes la 1re région viticole au monde, la 1re région française pour le nombre de SISQO (signes officiels de qualité) et la 1re région Bio : tout ceci augure de belles performances pour 2019 à une période où les marchés des principaux pays veulent plus de qualité. Malgré ces nombreux atouts, il demeure que 2019 sera une année challengée pour notre économie. Chef d’entreprise et optimiste fervent, je me félicite de voir que nos entrepreneurs d’Occitanie vont attaquer cette nouvelle année assez positivement avec 45 % qui se déclarent optimistes sur l’avenir de leur entreprise (35 % de neutres) » conclut Alain Di Crescenzo.

 

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