Menu

Voccitanie Data
Fermer le menu

Zoom sur la filière de l’industrie routière

L’industrie routière reste prudente

 

En 2018, la hausse d’activité devrait atteindre environ 6 % en Occitanie pour les entreprises de l’industrie routière, qui construisent des routes et des infrastructures de mobilité.

« 2018 s’inscrit dans la continuité de l’an dernier, avec une légère reprise de l’activité, explique Régis Lignon, président de Routes de France - Occitanie. Cela est lié aux échéances municipales qui, classiquement, reste une période favorable à la réalisation d’aménagements urbains et de travaux. Dans la seconde partie du mandat, on observe toujours une hausse des travaux. » Et l’impact est important lorsque l’on sait que 70 % du chiffre d’affaires de l’industrie routière sont liés à la commande publique, notamment des collectivités locales et plus spécifiquement des communes.

L’activité devrait se maintenir en 2019 mais les entreprises du secteur restent cependant inquiètes en raison d’un manque de vision à court terme. Une confiance entamée qui a forcément des répercussions sur l’emploi, dans une industrie qui a très souvent recours à l’intérim pour faire face aux soubresauts du plan de charge. Malgré la reprise enregistrée, les effectifs n’ont ainsi progressé que de 1,7 % depuis 2016 en Occitanie. « Rares sont les entreprises en déploiement, confirme Régis Lignon. Les années d’élection et les années qui suivent sont souvent difficiles pour notre industrie. » Afin de maintenir l’activité lors de ces périodes généralement creuses, le président de Routes de France - Occitanie compte à Toulouse sur l’arrivée de la 3e ligne de métro, les travaux liés à l’autoroute Toulouse-Castres et à l’arrivée de la LGV. « Si cela ne prend pas de retard, ces chantiers pourraient nous permettre de faire le lien. »

Des projections qui ne concernent malheureusement pas les départements ruraux, où l’activité demeure plus atone. « Notre économie a deux vitesses : celle des métropoles, où l’activité est importante, et celle des départements ruraux, qui restent en difficulté », assure ainsi Régis Lignon, conscient des difficultés budgétaires et administratives rencontrées par les collectivités locales. Cependant, il estime qu’il existe des solutions avantageuses pour tous. « L’industrie routière ne concerne pas seulement les travaux structurants, comme ceux de Toulouse. C’est aussi l’entretien du réseau et des infrastructures existantes. Le trafic routier est important et cet entretien régulier permet à la fois d’éviter une explosion des budgets de travaux et le maintien de l’activité dans notre industrie. »

 

À retenir :

  • 1 844 établissements en Occitanie
  • 8 529 salariés
  • 1,381 Md€, soit 10 % de l’activité française (4e région française)
  • 70 % du chiffre de la filière est lié à la commande publique

L’industrie routière ne concerne pas seulement les travaux structurants. C’est aussi l’entretien du réseau et des infrastructures existantes. Le trafic routier est important et cet entretien régulier permet à la fois d’éviter une explosion des budgets de travaux et le maintien de l’activité dans notre industrie. Régis Lignon, président de Routes de France - Occitanie.

 

     

    En complément

    Inscription – Newsletters Voccitanie

    Twitter

    • 🔴Bourget 2019 J-3 🔴 Cette année encore, l'Occitanie vient défendre ses couleurs pour cette 53e édition ! ✈️ Avec 8… https://t.co/1AzQ9uhdrt Il y a 2 jours 18 heures
    • 📣Occistart peut vous aider à développer votre projet via le financement participatif. 📅Jusqu'au 15/07 venez partic… https://t.co/AIBt1AecCf Il y a 2 jours 19 heures