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Grandes villes, les aires d’attraction offrent un panorama social

L’Insee vient de publier une analyse qui montre que plus de la moitié des actifs occupés, soit 1,2 million « d’actifs en emploi », résident dans une des aires d’attraction de Toulouse, Montpellier, Perpignan et Nîmes. Cette étude restitue une évolution des modes de vie et signale les mutations de l’économie sur une période observée allant de 1990 à 2017.
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Lundi 22 novembre 2021

Le premier constat va vers une nuance distinguant Toulouse et Montpellier de Perpignan et Nîmes. Ainsi, dans les aires de Toulouse et de Montpellier, les cadres sont très présents parmi la population des pôles ou des communes situées à leur proximité, alors que les ouvriers sont plus nombreux à résider aux franges de ces aires. En revanche, Perpignan et Nîmes accueillent en proportion moins de cadres. Depuis des décennies, de profondes mutations de l’économie sont à l’œuvre, avec en particulier un essor des cadres et un recul de l’emploi ouvrier.

 

Des disparités territoriales

Cela ne surprendra pas : « les cadres sont plus nombreux dans les communes proches de la ville-centre et des principaux pôles d’emploi hautement qualifiés », note l’Insee. Et de signaler, pour Toulouse, les communes proches du complexe scientifique de Rangueil ou d’Airbus qui comptent jusqu’à 40 % de cadres. Même constat pour Montpellier et les communes du nord de la ville. A contrario, Perpignan et Nîmes proposent un profil démographique affichant plus de mixité sociale et une « répartition spatiale plus homogène » des actifs. L’Insee signale que cette répartition de l’habitat est conforme aux « profondes mutations de l’économie : hausse des qualifications, tertiarisation des activités, diminution de l’emploi ouvrier et augmentation des postes de cadres ». Cependant, relèvent les analystes ces évolutions ne s’accompagnent pas d’une hausse des disparités sociales entre communes ». Enfin, concernant les modes de déplacement domicile-travail, les observateurs relèvent qu’en dépit de l’allongement des trajets domicile-travail, « les modes doux de déplacement peinent à se développer » et la voiture reste privilégiée pour 7 actifs sur 10.

    À retenir :

    • 4 aires d’attraction en Occitanie : Toulouse, Montpellier, Perpignan et Nîmes
    • 1,2 million d’actifs (plus de la moitié) résident près d’une aire d’attraction
    • 40 % de cadres dans certaines zones périphériques « proches de la ville-centre »