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Services à la personne, un secteur en tension

Ils sont 100 000 en Occitanie -soit un salarié sur vingt- à exercer un métier de « services à la personne », nous dit l’Insee, qui vient de rendre publique une étude en ce sens, basée sur des données recueillies en 2019, faute d’en avoir de plus récentes.
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Mercredi 20 décembre 2023

Selon la définition qu’en donne l’Institut de la Statistique, les « services à la personne » rassemblent les activités exercées au domicile des particuliers (assistance aux personnes âgées, entretien ménager, soutien scolaire…) soit à titre individuel (autoentrepreneurs) ou pour le compte de prestataires (associations ou entreprises privées). Les 100 000 emplois du secteur représentent 4,7 % de l’ensemble des emplois salariés d’Occitanie (contre une moyenne de 4,1 % en France métropolitaine), ce qui positionne notre région au 2e rang national. « Le recours à ces services est souvent plus important dans les territoires ruraux, où la population est plus âgée », précise l’Insee.

Les statistiques confirment : la part des services à la personne dans l’emploi salarié se situe aux alentours de 6 % dans le Lot, le Gers, l’Aude, l’Ariège, le Tarn et les Hautes-Pyrénées. En Occitanie, 61 % des salariés du secteur travaillent exclusivement pour des particuliers employeurs, 33 % travaillent exclusivement pour des organismes prestataires et 6 % cumulent ces deux modalités d’emploi.

 

Services à la personne : une attractivité en recul en Occitanie

Au-delà de ces constats, l’Insee relève une problématique inhérente à la faible rémunération de ce type d’activité qui tient, d’une part à des temps de travail réduits : les salariés des services à la personne travaillent en moyenne 730 heures par an (contre 1 880 heures pour un salarié à temps plein dans une entreprise) ce qui oblige 25 % d’entre eux à avoir un autre emploi, et d’autre part à une rémunération proche du Smic (14 € bruts de salaire horaire médian).

De fait, ces activités attirent de moins en moins. Cette désaffection se heurte au renouvellement des générations et provoque un recul général du nombre de postulants à ces métiers… en même temps que le nombre de personnes âgées augmente. Ainsi, non seulement 35 % des salariés ont plus de 55 ans, mais encore 7 % ont 65 ans ou plus. De la même façon, les retraités progressent à raison d’environ 15 % par an. Et l’Insee de conclure : « la plupart des métiers de services à la personne sont dits « en tension » , et de relever –sans toutefois fournir les chiffres en cours d’analyse- « la tension s’est encore aggravée (…) après la crise sanitaire ».

    À retenir :

    • 100 000 personnes travaillent dans les services à la personne en Occitanie
    • 4,7 % des emplois salariés
    • + 15 % de personnes âgées (statistique nationale) mais de moins en moins de postulants à ces métiers

     

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