Menu

Voccitanie Eco
Fermer le menu

AN21, une nouvelle école du numérique à Toulouse

L’Académie Numérique du XXIe siècle (AN21) vient d’ouvrir à Balma. Une première promotion sera accueillie en mars avant l’ouverture de tous les cursus en septembre. L’objectif de ces formations en alternance est de répondre vraiment aux besoins des entreprises.

« À Toulouse, on estime qu’il manque environ 200 personnes dans le secteur de la sécurité informatique. » C’est notamment à partir de ce constat qu’a germé, dans la tête de Jean-Nicolas Piotrowski -fondateur et président d’Itrust- l’idée de créer l’Académie Numérique du XXIe siècle (AN21). Dans un secteur qui emploie 5 000 personnes en Occitanie, les entreprises spécialisées avaient, par ailleurs, du mal à trouver des profils adaptés, « les écoles n’ayant pas anticipé les besoins en sécurité et les ruptures technologiques liées à l’intelligence artificielle notamment ».

Six chefs d’entreprise ou dirigeants se sont donc associés pour fonder cette école sur leurs fonds propres : Jean-Nicolas Piotrowski, Luc Marta de Andrade (UNeed), Alain Rabary (ValSoftware), Anouk Déqué (Anouk Déqué Communication), Nathalie Raynaud (Addcom) et Benoît Brient (Suez). Leur objectif est clair, coller au plus près des besoins des entreprises du secteur. « Aujourd’hui, il faut des profils avec des doubles compétences – cybersécurité et développement, IA et cybersécurité – voire des triples compétences », explique Jean-Nicolas Piotrowski.

L’AN21 va donc proposer cinq cursus en alternance à destination d’étudiants ou de personnes en reconversion : développeur et expert en cybersécurité ; développeur et expert en machine learning et data science ; développeur et expert en management d’un ERP ; développeur et expert en web communication ; expert en machine learning et en cybersécurité. Les trois premiers sont ouverts depuis le mois de février à une première promotion qui devrait compter « entre 30 et 50 étudiants ». L’ensemble des cursus seront accessibles à la rentrée de septembre.

Toutes les formations sont adossées au diplôme de développeur de l’ESAIP à Angers, afin de bénéficier d’une reconnaissance par l’État, au contraire de l’école 42 de Xavier Niel par exemple. « Une vingtaine d’entreprises est déjà partenaire. L’idée est de les envoyer en apprentissage dans des entreprises. On les prend à partir de bac + 2 et on les forme à bac + 4 ou bac + 5 », assure le président d’ITrust. Un job dating a rassemblé fin janvier une quinzaine d’entreprises désireuses de recruter les premiers étudiants comme Tisséo, la Banque Populaire ou Météo France.

Hébergée dans les locaux à proximité du pôle de recherche et de coopération en sécurité digitale Ocssimore à Balma, l’école souhaite par ailleurs proposer un enseignement moderne, « à base de MOOC, de cas concrets, de travaux pratiques proposés par les entreprises. Nous voulons aussi faire intervenir des conférenciers, des philosophes, des chercheurs car, en plus des compétences techniques, le savoir-être est essentiel », conclut Jean-Nicolas Piotrowski, qui souhaite élargir le recrutement à des bac + 3 pas forcément spécialisés dans l’informatique.

 

À retenir : 

  • 5 cursus de deux ans en alternance inscrits au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles)
  • 200 professionnels recherchés dans la cybersécurité en Occitanie
  • Des promos de 50 étudiants à terme
  • 20 entreprises partenaires

 

En complément

Inscription – Newsletters Voccitanie

Twitter