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Grand Débat Entreprises : la CCI Occitanie fait entendre la voix de l’économie

L’économie est, notamment à travers la question du niveau d’imposition, de l’âge de la retraite ou du pouvoir d’achat, au centre du mouvement de revendications actuel. Dans une sorte d’inquiétant retour en arrière de quelques décennies, il n’est pas apparu plus illogique que cela à certains de parler d’économie sans parler d’entreprises. La CCI Occitanie a décidé de s’engager en dédiant une réunion du Grand Débat National à l’enjeu de la fiscalité et des dépenses publiques pour la compétitivité de notre économie et de ses entreprises.

Le paradoxe a fait sourire nos voisins européens, pourtant attentifs à la situation actuelle de notre pays, ne serait-ce qu’en raison du déficit public qui devrait, en ce compris les 10 milliards d’euros consacrés au pouvoir d’achat, s’établir à 3,2 % du PIB l’an prochain. Ce faisant, le solde budgétaire de 2019 va largement franchir les 100 milliards de déficit pour l’État avec un ratio dette/PIB, d'ores et déjà estimé à 100 %. Une situation qu’il semble compliqué de dé corréler de celle des entreprises, qui sont les grands acteurs de la création de richesse. « À situation exceptionnelle, décision exceptionnelle. Ce qui est excessif est insignifiant et les critiques exagérées qui ont accompagné l’annonce de l’organisation du Grand Débat confirment que certains ne sont pas dans la volonté de construire mais de détruire. Ce dialogue avec les Français est pourtant indispensable car il doit permettre d'apaiser le pays et de l'engager sur la voie d'une réforme acceptée et partagée. Après avoir invité les entreprises et les entrepreneurs à y participer, il nous est apparu que les inviter pour y participer dans la Maison de l’économie et des entreprises faisait encore plus sens " explique Alain Di Crescenzo, Président de la CCI Occitanie et 1er Vice-Président de CCI France. Le mardi 12 février, la CCI Occitanie ouvrira donc ses portes aux chefs d’entreprise pour, de 18 à 20h, recueillir les propositions de ceux-ci relatives à la fiscalité et aux dépenses publiques. « La mise à contribution des Maires a été justifiée par les vertus incomparables de la proximité et du maillage du territoire. Deux qualités qui s’appliquent au réseau des CCI dans le champ du développement économique. Il était donc logique que nous nous impliquions en organisant des réunions. Après celle du 12 février, les CCI territoriales d’Occitanie organiseront à leur tour des sessions de ce Grand Débat. »

Quelles conclusions pour quel échange ?

Le point de vue des chefs d’entreprise semble connu sur le sujet de la fiscalité et des dépenses publiques. Peut-il y avoir de réelles surprises et des propositions nouvelles sur une thématique comme celle-là ? « Quand on parle d’entreprises, de quoi parle-t-on au juste ? Des autoentrepreneurs, des structures employant 50, 300, 25 000 salariés ? L’entreprise n’est pas une mais plurielle ! Aussi, je dis bien malin à ceux qui pensent que la messe est dite et l’histoire écrite. D’autant que les chefs d’entreprise sont également des citoyens. La question de la fiscalité concernant autant leur activité que leur vie personnelle, ils devront bien arbitrer puisqu’il s’agit d’une seule et même ressource » explique-t-il. Les revendications actuelles sur le « trop d’impôts » rejoignent d’une certaine manière un point de vue exprimé de longue date par les entreprises. « Nous avons le niveau de dépense publique rapporté au PIB le plus élevé des pays développés, un taux de prélèvements obligatoires le plus élevé des pays riches (45,3 % du PIB en 2017), un coût du travail plus élevé que dans la très grande majorité des autres pays développés, une fiscalité des entreprises supérieure à celle de nos concurrents… Depuis 40 ans, le poids de la dépense publique est passé d’environ 40 % à 58 % de la richesse nationale. Est-ce que les Français vivent mieux ? Ce n’est pas sûr. Ont-ils l'impression d'en avoir pour leur argent ? Certainement pas ! Quelque que soit l’angle sous lequel on considère la situation, force est de constater que notre système, pensé avant les Trente Glorieuses, est en train de caler. Et comment s’en étonner sérieusement ? Nous sommes dans une économie ouverte… avec des outils comme internet et le numérique qui ont, pour schématiser, plus changé le monde en deux décennies que depuis la première révolution industrielle ! Ce Grand Débat peut, et doit, donc être une opportunité de redéfinir un « New Deal » en phase avec les grands enjeux et défis de notre époque. Ceux qui me connaissent le savent : je suis pragmatique et optimiste. Débattons, expliquons-nous, mettons tout sur la table, négocions et… construisons un monde que nous serons fiers de léguer à nos enfants et petits-enfants » conclut Alain Di Crescenzo en donnant rendez-vous aux chefs d’entreprise le 12 février.

 

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