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Près du quart des surfaces agricoles bio de France

Les récentes politiques publiques agricoles ont promu l’adoption de pratiques agroécologiques, en soulignant que les pratiques agricoles bénéfiques pour l’environnement pouvaient également être source de meilleurs résultats économiques et créatrices d’emploi. L’Occitanie a suivi cette orientation qui conforte son image de « région où il fait bon vivre ».

La demande croissante des consommateurs de produits issus de l’agriculture biologique a induit une conversion massive des terres et des pratiques culturales, ainsi que de l’élevage, dans notre région. Tant en ce qui concerne les surfaces qui y sont consacrées que le nombre d’exploitations converties au bio (culture et élevage), l’Occitanie fait figure de région « exemplaire » sur ce créneau. En 2018, 9 403 exploitations, cultivaient 472,995 ha de bio, ce qui fait de notre région la première en France sur ce créneau, tant en ce qui concerne les exploitations (22,9 % de France métropolitaine) qu’en ce qui concerne la « SAU » ou Surface Agricole Utilisée (23,4 %). Les productions animales sont également concernées, notamment pour le cheptel ovin. Par ailleurs, l’Observatoire Économique régional (OBSéco) relève que cette tendance ne fléchit pas et que la région conforte son inclinaison vers le bio avec 15 % de producteurs supplémentaires et 17 % de progression des surfaces, convertis entre 2017 et 2018.

Le Gers reste « le département de France (et donc d’Occitanie) le plus bio ». Il est suivi en cela par plusieurs départements, tels les Hautes-Pyrénées (34,4 % de conversions supplémentaires entre 2017 et 2018), l’Aude (+ 21,7 %), le Tarn-et-Garonne (+ 19,3 %), suivis par l’Hérault, le Gard, les Pyrénées-Orientales. Les productions animales sont au diapason de cette inflexion : hormis les équins (42 %) et les bovins encore un peu en retard (67,9 %), la viande et autres productions animales en Occitanie (lait, œufs, miel) sont massivement bio à des hauteurs qui tutoient ou dépassent largement les 90 %. Enfin, le bio a ouvert la voie à la création d’une filière « aval » où, là encore, les opérateurs (essentiellement des transformateurs et des distributeurs) augmentent de façon sensible (+ 17,1 % entre 2017 et 2018).

 

À retenir :

  • 22,9 % : près d’un quart des surfaces agricoles bio de France sont en Occitanie
  • + 17 % et + 15 % : les progressions respectives des surfaces et des agriculteurs convertis au bio entre 2017 et 2018 en Occitanie
  • 87 586 ha : le Gers reste le 1er département agricole bio français

 

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