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Un espace rural tonique accompagne la croissance régionale

En Occitanie, sur une population globale de 5 885 496 habitants, 39 % vivent en zone rurale, soit 2 319 499 personnes et, à cet égard, occupe le troisième rang en France métropolitaine. Sur place, on y recense 26 % des emplois de la région, mais 63 % des actifs y résident, ce qui démontre que la plupart des habitants des zones rurales vont travailler dans l’espace urbain.
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Lundi 24 janvier 2022

Pour quantifier les nuances, l’Insee a procédé à une redéfinition de l’espace rural de façon à en mieux cerner « la réalité multiforme ». En chiffres absolus, l’espace rural concerne 4 807 communes (soit 92 % de la totalité) et s’étend sur 66 271 km2, soit 90 % du territoire régional. Les chiffres sont issus du recensement de 2017. Ils dressent un portrait de la région, permettant d’appréhender la diversité de notre territoire au travers d’un prisme singulier et nuancé. Une constante s’impose : en termes de dynamisme économique, le monde rural n’a rien à envier aux zones urbaines.

 

L’influence des pôles urbains

Derrière les chiffres absolus, les démographes signalent des nuances. Ainsi, l’Insee distingue cinq types d’espaces ruraux. Le premier est qualifié de « périurbain » et concerne « les territoires sous influence d’un pôle urbain de la Haute-Garonne ou de l’Hérault (Toulouse, Montpellier et Béziers) ». La deuxième catégorie concerne « un espace rural avec une orientation équilibrée entre agriculture et industrie ». La troisième présente « une économie un peu plus industrielle que les autres (…) à l’image d’un monde rural dont le secteur industriel résiste » (Aveyron, Gers, Hautes-Pyrénées et Tarn). Le quatrième « se distingue par une population stable et une économie plus touristique ». Enfin, le cinquième et dernier critère signale « un monde rural plus traditionnel (…) où le secteur agricole est plus présent ».

 

Des dynamiques de l’emploi variables

Conséquence sans surprise de ce découpage : la dynamique de l’emploi n’est pas uniforme entre les communes sous forte influence d’une zone urbaine de plus de 50 000 habitants que pour celles sous faible influence (+ 11,9 % contre + 4,2 %). Seule exception : le secteur tertiaire non marchand qui, entre 2007 et 2017, « se développe partout et pèse autant que dans l’espace urbain, même s’il y croît moins vite », relèvent les démographes (+ 9,6 % contre + 11,3 %). On note également qu’avec 12,6 %, le taux de chômage en zone rurale est sensiblement plus bas qu’en zones urbaines (16,6 %). Enfin, signalons que sur la décennie 2007-2017, l’emploi en zone rurale a crû de 2,9 % en Occitanie, alors qu’il est resté stable en France.

    À retenir :

    • 82 % soit 4 807 communes et 66 271 km2 soit 80 % de l’Occitanie, sont classés en « zone rurale ».
    • 39 % des habitants vivent en zone rurale (soit 2 319 499 personnes)
    • 63 % des actifs y résident
    • 5 catégories de zones rurales signalent des nuances selon l’Insee

    Attractivité des villes, la Covid rebat les cartes

    Toulouse arrive en troisième position de l’attractivité des « très grandes métropoles » (plus de 1 million d’habitants), et Montpellier en quatrième position (ex aequo avec Rennes) dans la catégorie des « grandes métropoles » (de 500 000 à 1 million). Dans la catégorie des « métropoles intermédiaires » (200 000 à 500 000 habitants), Nîmes occupe la 5e place.

    Occitanie : une région bien équipée en services de proximité

    Avec 243 659 points d’accès aux services en 2020, l’Occitanie figure au quatrième rang des régions de France métropolitaine les mieux équipées, avec 10,6 % des points d’accès du territoire (pour 9,1 % de la population). Si l’on considère le nombre de points d’accès pour 100 000 habitants, l’Occitanie occupe la troisième place dans la hiérarchie régionale avec 4 140 points d’accès pour 100 000 habitants. Ces chiffres ont été collectés et analysés par l’Insee qui, sous la nomenclature « services » regroupe les équipements (publics et privés) qui constituent l’attractivité d’un territoire. La gamme dite « de proximité » inclut les services tels que boulangeries, artisans, Postes, supérettes… La gamme « intermédiaire », intègre services d’ambulances, gendarmeries, laboratoires d’analyses, mais aussi les magasins d’articles de sport. Enfin, la gamme « supérieure » prend en considération les services médicaux d’urgence, les médecins spécialistes, mais aussi les hypermarchés et les agences de travail temporaire.